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« JE PEUX LE FAIRE ! »

LE SITE INTERNET DE « JE PEUX LE FAIRE ! » A ÉTÉ COMPLÉTÉ. DIMANCHE 1ER AVRIL 2018, RENDEZ-VOUS À 9H30 À LA GARE SNCF DE NANTES POUR LE DÉPART D’UN PARCOURS D’INTERPRÉTATION DE PARTITIONS

« Je peux le faire ! » prend la forme d’une invitation. Invitation. Ce projet ne cherche pas à s’instaurer suivant un plan déterminé et figé, il s’ouvre par un geste d’appel, initiant un espace d’échanges et d’attractions possibles.

Propositions. Les objets collectés - en l’occurence des partitions - constituent un premier ensemble de propositions : celles-ci seront conservées au sein du site internet www.lieuxpublics.org

Ce site peut être envisagé comme une « plateforme » au sens du philosophe Arne Næss. Qu’il soit philosophique ou artistique, tout système devrait débuter par la mise en place de propositions économiques et fragmentaires, qui permettent alors d’initier une dynamique et une variété de possibilités, suivant deux orientations essentielles : l’interprétation et la dérivation. Interprétations. Une partition fonctionne comme un document ouvert, présentable sous des formes différentes (énoncé textuel, signes graphiques, éléments visuels, etc.). Sa formulation demeure suffisamment économique pour permettre des potentialités d’actions, des variations de mises en œuvre, des gestes multiples, autant de voies d’interprétations pour le spectateur. Une partition n’est pas un outil de communication entre l’art et les individus, elle n’affiche ni transparence ni caractère univoque. Elle invite plutôt à une exploration et à un déchiffrement. À ce qui peut mener à une expérience artistique, somme toute quotidienne : la capacité pour chacun de devenir un interprète du monde dans lequel il vit et se déplace.

Les lieux publics - cafés, rues, gare, etc. – sont aussi des « aires de jeux » où chacun peut expérimenter et (re)trouver une connaissance ludique de soi, des autres et de son environnement. Dérivations. Une partition s’active. Elle permet de creuser des voies performatives, soit des chemins de dérivation. Au travers de l’activation des corps, des gestes, des voix, etc., chaque individu est en mesure de contourner, détourner ou éroder le terrain social uniforme, le quadrillage architectural urbain, la rumeur monotone des discours… Il est alors possible de rendre visible un « ordre-passoire » pour citer Michel de Certeau. Prendre une bombe et imprimer de la peinture sur un train, distribuer des ah et oh interjectifs dans la rue, chanter l’ivresse collective, etc., chacune des partitions proposées par les artistes peut provoquer des déplacements de lignes-frontières individuelles et collectives, mettre en place de nouvelles étreintes chorégraphiques avec d’autres, faire éclater les positions figées d’une conversation publique…

Dans la continuité de Toolbox*, le projet « Je peux le faire ! » initié par Entre-deux propose une expérience esthétique placée sous le signe de la réverbération collective. À rebours de toute pensée et projection unilatérales, « Je peux le faire ! » invite à mettre en oeuvre d’autres modalités réflexives en commun : le sens peut s’élaborer par une transmission du sensible, au travers de tracés physiques, de contact avec les surfaces du monde, de gestes d’orientation… Autant de tentatives pour faire apparaître d’autres cartographies poétiques et politiques.

Le projet « Je peux le faire ! » suite au lancement en 2016 au café Le Cercle rouge avec les propositions de Céline Ahond, Fayçal Baghriche, Camille Bondon, Philippe Cazal, Catherine Contour, Audrey Cottin, Sylvie Cotton, Dector & Dupuy, Esther Ferrer, Dora Garcia, Marc-Antoine K-Phaneuf, Franck Leibovici, Yoann Le Claire, Catherine Lavoie-Marcus, Julien Nédélec, Devora Neumark, Chantal Neveu, Charles Pennequin, Till Roeskens et Loïc Touzé. De nouvelles invitations ont été faites à Carole Douillard, Charlotte Hubert, Anne Kawala, Laurent Marissal, Nicolas Tardy et Christophe Viart, invitations qui augmentent cette collection de partitions de performances dans les lieux publics.

Sur le site internet www.lieuxpublics.org, un espace accueillera et conservera les traces des interprétations des partitions par les spectateurs (images, sons, vidéos). Toutes les réalisations pourront être envoyées, elles seront consultables par les internautes. Le commissariat de « Je peux le faire ! » est cette année le fait de Florence Jou (poète et docteure en arts plastiques) et Jacques Rivet, codirecteur d’Entre-deux (structure de recherche, de production et de diffusion de l’art public contemporain basée à Nantes).

Une documentation sur le projet et sur les artistes est disponible et consultable à la base d’Appui d’Entre-deux du mercredi au samedi (sur rendez-vous). Les dates des événements prévus autour du projet en 2016 seront annoncées sur le site www.lieuxpublics.org et sur la page Facebook du projet.

Partenaire média : www.paris-art.com

Entre-deux 5 bis avenue de l’Hôtel-dieu, 44000 Nantes contact@entre-deux.org tél. 09 71 50 73 24

Pour l’ensemble de ses activités, Entre-deux bénéficie du soutien du conseil régional des Pays de la Loire, du conseil départemental de Loire-Atlantique, de la Ville de Nantes et de l’État – préfet de la région Pays de la Loire – direction régionale des affaires culturelles. Entre-deux est membre de la société internationale des Nouveaux commanditaires (réseau des médiateurs de l’action Nouveaux commanditaires initiée par la Fondation de France), du pôle arts visuels des Pays de Loire (collège art public) et de Bonus (structure collégiale d’ateliers d’artistes à Nantes). * Réalisé en 2008, Toolbox a réuni 82 oeuvres-outils à activer par le public. Commissariat : Ghislain Mollet-Viéville, Jacques Rivet, Christian Ruby, Marie-Laure Viale. http://www.entre-deux.org/cp_projets/tool-box/